C’est avec grand plaisir que j’entame une nouvelle rubrique sur le site de Jobs Avec vue.
En effet, j’ai eu le plaisir d’interviewer les quelques rares français « location independent ». C’est à dire qui vivent de leurs business sur internet et en profitent pour voyager ! 
Aujourd’hui, cette série va débuter avec l’interview d’Olivier Roland, blogueur bien connu de la blogosphère française, car il est l’auteur des deux fameux blogs « Des livres pour changer de vie » et « blogueur-pro.com« . Olivier a eu l’extrème gentilesse d’accepter de répondre à mes questions et je l’en remercie énormément !
Et puis soyez indulgent, c’est ma toute première interview :)
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Transcription de l’interview
Sylvie : Bonjour Olivier, je suis très contente que tu es accepté de faire cette interview et je t’en remercie.
Olivier : Bonjour Sylvie
Sylvie : Bonjour. J’ai souhaité t’interviewer car tu es un des premiers français qui a fait le choix de travailler sur internet pour voyager. Pour devenir « location independent » comme disent nos amis américains. Donc bienvenue sur Jobs Avec Vue dont la thématique est justement de créer son job sur internet pour devenir nomade. Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ?
Olivier : Oui, donc je suis Olivier Roland. Pour ceux qui ne me connaissent pas j’ai lancé un blog qui s’appelle « Des livres pour changer de vie » fin 2008 dont le but est de présenter des livres exceptionnels, des livres de business qui sont capables de changer la vie. Et j’ai mis en pratique ces livres de business, que j’ai lu, sur des tas de domaines, le développement personnel, le marketing, la productivité, la stratégie, la communication, etc. En créant une formation multimédia, sur internet, à destination de ceux qui veulent créer leur entreprise mais qui n’y arrive pas, qui se disent toujours ok demain je me lance, demain je me lance et qui n’arrête pas de reporter au lendemain et qui voit leurs rêves s’échapper tous les jours.
La formation s’appelle « Agir et Réussir » et elle a fait un carton, sur le web en 2010, puisque dès le premier mois de son lancement, on va dire public, elle a généré 14000 euros de chiffres d’affaires. Donc je suis plutôt connu pour ça sur le web et pour mon blog « Des livres pour changer de vie ».
Sylvie : D’accord, oui tout à fait, c’est à travers « des livres pour changer de vie », que moi je t’ai connu. Et effectivement, j’ai pu voir et lire un peu partout que ta formation semblait marcher vraiment bien et du coup, ce que j’ai vu aussi c’est que tu as profité de tout cela pour commencer à partir en voyage et, justement, comme c’est la thématique de mon blog, on va essayer de parler un peu de voyages.
Olivier : Oui
Sylvie : Je voudrais savoir quel type de pays t’attire le plus ? Quel sont les critères que tu retiens systématiquement ? Le climat, niveau de vie, la langue, peut-être la plage ?
Olivier : Alors, il faut dire que j’ai commencé il y a très peu de temps à voyager. Mais effectivement, mon crédo c’est de ne pas créer d’entreprise où on va travailler 70 heures ou 80 heures par semaine, comme beaucoup d’entrepreneurs. Mais effectivement d’être un entrepreneur malin, c’est-à-dire de savoir équilibrer vie personnelle et professionnelle, en faisant travailler son entreprise, en faisant en sorte que son entreprise soit au service de sa vie, plutôt que sa vie qui soit au service de son entreprise. C’est vraiment mon crédo et donc pour moi c’est très important que mon entreprise soit automatisée au maximum pour qu’elle puisse me laisser le temps de voyager et qu’elle soit sur internet pour que je puisse la gérer de partout dans le monde. Alors, il faut savoir que j’ai une première entreprise complètement traditionnelle de services informatiques qui ne me permet pas de faire cela, donc je n’ai pas pu malgré le succès d’ « Agir et Réussir » au départ, profiter de ça pour voyager, mais comme je l’ai quasiment céder complètement, j’ai pu expérimenter ce mode de vie récemment en partant un mois complet dans le pacifique sur des iles complètement perdues. J’ai été d’abord à Wallis et Futuna et ensuite à Fidji. Il y a énormément de pays, pour répondre à ta questions qui m’intéressent, je n’ai pas encore eu l’occasion de les visiter beaucoup puisque je démarre tout juste ce mode de vie là !
Sylvie : D’accord
Olivier : Je suis rentré ce mois-ci du pacifique, il y a un mois en fait. Donc c’est vraiment tout frais. Entre les deux je suis allé aux Etats-Unis très rapidement pour assister à une conférence sur les entrepreneurs et je n’y suis reste que quelques jours. Je n’ai pas vraiment de critères si ce n’est que je suis très curieux et que j’adore aller au contact d’autres cultures, découvrir de nouveaux horizons, des nouveaux paysages, des nouvelles villes, des nouvelles manières de vivre et j’ai comme projet d’aller dans beaucoup de pays.
Le tout premier projet que je vais faire l’année prochaine est d’aller vivre deux ou trois mois aux Etats –Unis, en Californie parce que c’est un pays qui m’attire beaucoup, c’est un pays qui m’a beaucoup inspiré, qui m’a beaucoup aider dans ma progression au niveau du business. Aujourd’hui je me forme quasiment exclusivement aux Etats-Unis parce qu’ils ont plusieurs années d’avance sur nous dans des tas de domaines.
Sylvie : Oui tout à fait
Olivier : Et je suis très attiré par ce caractère innovant, par ces années d’avance qu’ils ont sur nous. Et donc pour moi, aller en Californie c’est donc mêler l’utile à l’agréable, parce que je pense aller prés de la Silicon Valley, pour aller rencontrer tout ces entrepreneurs brillants qui innovent et qui ensuite font des raz-de-marée parce que toutes leur innovations se répandent ensuite partout sur la planète et j’ai aussi envie de bénéficier du climat très doux de la Californie, du coté sympa, cool et de profiter d’un état très riche et très dynamique des Etats-Unis.
Sylvie : Effectivement la Californie est un endroit où j’aimerais vraiment aussi aller et puis je crois que tu as dit sur tes blogs et tes différentes interviews que c’est la lecture du livre « La semaine de quatre heures » qui t’avais entraînée vers cette nouvelle aventure et je crois savoir que Tim Ferriss est originaire de la Silicon Valley.
Olivier : Oui, il vit en Californie effectivement.
Sylvie : Tu auras peut-être la chance de pouvoir le rencontrer.
Olivier : Oui j’espère bien, et des tas d’autres entrepreneurs ; je sais qu’en plus il est un investisseur. Il est business Angel dans la Silicon Valley. Il a investi dans différentes Start-up assez connues aujourd’hui et donc je sais qu’effectivement il rode dans les parages. Donc ça fait partie de mes objectifs de pouvoir le rencontrer si je vais là-bas. Il y a énormément d’autres entrepreneurs que j’aimerais rencontrer. C’est incroyable la concentration d’entrepreneurs à succès qu’il y a là-bas.
Sylvie : Justement, si tu pars donc comme cela à l’étranger, est-ce que tu vas privilégier un certain type d’hébergement plutôt qu’un autre pour te permettre de travailler dans des bonnes conditions ? Est-ce que tu serais capable de partir, sachant que tu dois travailler par derrière, dans des auberges, des hôtels ou pour toi il est impératif que tu es un cadre serein pour pouvoir travailler justement sereinement.
Olivier : Alors, je pense que je vais miser deux types d’hébergement. Mon objectif c’est d’aller deux ou trois mois dans une ville, et puis de partir… Je me vois bien faire deux, trois moi à Tokyo, deux trois mois à San Diego, deux trois mois à Barcelone, deux ou trois mois à Berlin, et peut-être avec des retours en France entre temps. Faire une année ou deux d’ultra nomade mais ne pas rester que quelques semaines dans un pays, mais plutôt prendre le temps de s’imprégner de la culture, de vraiment participer aux activités, de vraiment rentrer dans la culture d’un pays. Pour cela je pense, que je vais mixer deux choses. A savoir, quand j’arrive dans un pays d’être hébergé par le CouchSurfing, que je pense tu connais ?
Sylvie : Oui, oui je connais tout à fait.
Olivier : Donc c’est Tim Ferriss, qui dans son livre, parle de Couchsurfing et m’a fait découvrir cela. J’ai eu l’occasion de tester rapidement à Fidgi, aussi quand je suis allé à Bruxelles et j’ai hébergé des personnes du monde entier qui sont venues chez moi. Et c’est vraiment… Avec ça, je veux dire, quand on a un business sur internet et l’avion, le monde est vraiment un village. On peut aller n’importe où et on est sûr de trouver des gens avec qui rentrer en contact immédiatement, qui vont nous héberger, qui sont prêt à aller boire un verre avec nous, pour nous montrer la ville, pour nous présenter à des gens. C’est absolument incroyable, on n’est plus jamais seul, nulle part. On a tout un réseau de gens supers sympas qui sont prêt à nous faire découvrir leur culture et voila… Nous insérer directement dans la population et dans la vie locale, ce qui fait que ça peut vraiment accélérer l’intégration dans un pays. Donc moi je compte en fait, quand je voyagerais comme cela, faire sans doute une semaine ou deux, d’hébergement un peu à la sauvage avec le Couchsurfing, en passant par différents couchsurfeurs, parce que en général on reste deux ou trois jours chez eux… On ne va pas s’imposer non plus, mais on peut très bien passer d’un couchsurfeur à l’autre. Ça ne pose pas de problème. Peut-être un peu d’auberges de jeunesse effectivement parce que je pense que les deux premières semaines quand je viendrais dans un pays ça sera vraiment les vacances.
Mais effectivement mais au bout d’un moment, comme j’ai mes business sur internet, je travaillerais à partir de ce pays là, donc mon objectif c’est, une fois ce moment un peu nomade, qui sera conçu pour rencontrer un maximum de personnes, sera passé, je profiterais de ce moment là pour trouver un appartement pour le louer pour 2 ou 3 mois. Un petit appartement meublé, je pense que c’est ce qu’il y a de mieux, parce que l’hôtel c’est un peu cher et puis ça manque d’authenticité je pense. Au moins quand on a un petit chez soi, un appartement c’est sympa, on peut inviter des amis, on peut se faire à manger, travailler tranquillement et ce n’est pas trop cher. Donc c’est vraiment l’idéal, de mixer ces 2 modes de fonctionnement je trouve pour avoir à la fois l’intégration dans le pays et après avoir sorti, son petit chez soi dans la ville où on a décidé de basé son quartier général.
Sylvie : Je suis complètement d’accord avec toi et comme tu dis en débarquant dans un nouveau pays, se prévoir une semaine, deux semaines ou peut-être, on va mettre un peu la pédale douce, sur notre projet internet, je pense que c’est aussi vital, parce que j’ai pu voir certaines personnes qui sont arrivés et qui devaient mettre en place certaines choses… Je crois d’ailleurs que c’est ce qui t’est arrivé, la première semaine, quand tu es arrivé Wallis et Futuna ? Tu n’avais pas prévu de travailler autant et finalement tu as été obligé de stoppé un peu la version vacances pour te mettre à travailler et peut-être que tu va t’organiser différemment la prochaine fois ? C’est à dire être certain de pouvoir passer une semaine, deux semaines, tranquillement pour t’imprégner du pays, de la culture et dans un deuxième temps, ensuite, lorsque tu auras louer l’appartement, pouvoir te consacrer un petit peu plus à tes travaux sur internet ?
Olivier : Alors oui, effectivement, j’ai fais exprès de prévoir un relancement de ma formation « Agir et Réussir » au moment même ou j’arrivais à Wallis, parce que pour moi c’était la première fois que je prenais un mois de vacances à l’autre bout du monde ,comme ça, et je voulais voir justement, je voulais faire un test de ce style de vie dont je viens de te parler, pour voir si effectivement, concrètement, je pouvais débarquer comme ça à l’autre bout du monde et commencer à travailler. Alors effectivement, j’avais déjà fait pas mal de travail en amont, avant de partir, en plus j’ai réutilisé des éléments de mon lancement précédent ce qui fait que normalement je n’aurais pas dû travailler beaucoup, mais j’ai sous estimé l’ampleur de la tâche, et la première semaine, j’ai travaillé environ 3 jours et demi quand même sur 7 jours, dessus. C’était beaucoup plus que ce que j’avais prévu, du coup, je n’ai pas pu profiter complètement de mon arrivée à Wallis et effectivement, c’est une bonne leçon parce que je pense que je vais faire exactement comme ce que je t’ai dit juste avant : A savoir, que quand j’arrive dans un pays je ne fais rien pendant une semaine, 15 jours et après seulement je commence a travailler, ce qui fait que si je dois le refaire, je prévoirais un lancement 15 jours après mon arrivée. Enfin, sur le mois que j’ai passé dans le Pacifique, après le lancement, tout c’est bien passé. Les 3 autres semaines ont été des vacances pures notamment les 2 semaines à Fidji, donc globalement c’était un bilan très positif et j’ai quand même eu, cette chance extraordinaire de revenir de vacances plus riche que quand je suis parti ce qui est quand même génial, et c’est ce que permet le fait d’avoir un business sur internet.
Sylvie : Oui, et justement en parlant de cela, je me demandais quels sont les critères qui influencerait le plus ton choix de destination ? Est-ce que c’est le coût de la vie ? Est-ce que ce seraient les attraits touristiques ? Est-ce que c’est le réseau informatique parce que on sait, que les connexions internet ne sont pas toujours aussi bonnes, qu’en France, on ne s’en rend pas compte mais finalement globalement ca marche extrêmement bien en France.
Olivier : Oui, alors ce qui est sûr c’est que je n’irai pas dans un endroit où il n’y a pas de connexion internet ça c’est clair ! En même temps, il y a très très peu d’endroits aujourd’hui où il n’y a pas de connexion internet, moi, je l’ai vu en Fidji, c’est quand même un pays du
tiers monde, on peut facilement trouver des cybercafés et même dans des îles un peu paumées…bon ce n’est pas bon marché, mais on peut quand même trouver des connexions internet. Donc internet c’est à peu près partout aujourd’hui ! D’ailleurs j’avais vu un article sur Presse Citron, il y a peu de temps, qui disait qu’il y a une antenne 3G installée en haut du Mont Everest.
Sylvie : Oui, j’ai pu lire cet article.
Olivier : Donc si il y a encore des zones, peut-être dans les déserts ou dans les hautes montagnes où il n’y a pas internet, elles sont rares et cela va changer dans les prochaines années, à mon avis quasiment toute la planète sera couverte, par contre effectivement après, il y a une différence en terme de qualité de connexion ! Par exemple à Wallis, qui est quand même une île vraiment paumée au milieu du Pacifique, il y a vraiment des milliers de kilomètres d’océan autour de Wallis… Les connexions internet là-bas, pour vous donner une idée c’est 0,1 Mo. Donc c’est 10 à 20 fois, voire plus, inférieur à la connexion qu’on a en France et en plus ça coute 100 euros par mois là-bas. Donc c’est assez cher. Tant que l’on fait de l’internet classique ça va, mais dès que l’on veut regarder des vidéos ce n’est même pas la peine. En plus j’ai dû uploader des vidéos pour mon lancement à ce moment là. Bon en gros, on s’organise… On lance la vidéo le matin pendant ce temps là on travail, on fait autre chose et puis à midi, c’est bon elle est uploadée. Donc on peut toujours contourner, plus ou moins, les problèmes, mais c’est vrai qu’il faut en tenir compte. Le critère principal pour moi ce sera : Est-ce qu’il y a une connexion internet ou pas ? Ce qui est un critère facile à checker avant de partir. Et puis en général partout où on va il y aura une connexion. La qualité, il faut en tenir compte mais ce n’est pas un obstacle en tant que tel, à moins qu’on ait prévu d’uploader des vidéos vraiment très importantes, mais à ce moment là, il faut mieux le faire avant de partir je pense, donc ce ne sera pas mon critère principal.
Sylvie : Et puisque tu parles de vidéos, moi je sais que j’ai eu un souci. Je vais très régulièrement en Tunisie, mais il se trouve que internet est censuré et donc on n’a pas accès à Youtube, on n’a pas accès à Dailymotion et j’ai trouvé ma limite en fait par rapport à cela.
Olivier : D’accord, alors c’est intéressant que tu mentionnes ça parce que c’est vrai que je ne suis pas encore allé dans des pays où j’ai pu constater une censure, donc ça sera un paramètre à prendre en compte. Mais je pense que c’est facilement contournable avec des proxys.
Des proxys, en fait ces sont tout simplement des sites qui font tampon entre toi et le site que tu veux aller visiter. La plupart de ses proxys sont malheureusement assez lents, alors l’intérêt en fait, c’est que tu te connectes sur un proxy et du coup tu as une IP, si tu veux qui est Américaine ou Européenne, et tu peux accéder aux sites qui sont censurés.
Sylvie : D’accord, oui, je n’ai pas du tout essayé à ce moment là, mais effectivement, il va falloir que je trouve un moyen de contourner tout ça.
Olivier : Voilà, en fait souvent les sites comme ça sont assez lents ou payants, mais je connais un programme, juste un petit fichier PHP qu’on peut uploader sur son blog à soi, qui permet d’utiliser son blog comme proxy en fait. Ce qui fait que c’est génial parce que votre blog ne sera jamais censuré dans un autre pays et puis vous pourrez l’utiliser en toute impunité, sans problème, donc je pense que c’est une bonne solution. Alors c’est une idée que j’ai comme ça, faudra tester mais je pense que c’est un bon moyen de contourner ce genre de censure, qui à mon avis n’est pas ultra efficace au niveau technique quand on sait comment les contourner.
Sylvie : D’accord il ne me restera plus qu’à rechercher…
Olivier : Voilà.
Sylvie : Je me demandais donc, par rapport à tes rencontres que tu fais là où tu voyages, lorsque tu leur expliques le fait que tu vives de tes blogs et de tes formations qui sont dispensées uniquement sur internet… Que tu es libre comme l’air et que tu peux travailler de n’importe où. Qu’elle est leur réaction principalement, ils sont envieux…?
Olivier : Il y a un peu toutes les réactions possibles. En général, c’est plutôt de la curiosité parce que c’est vrai que ce n’est pas très courant. Il y a peu de personnes qui font ça encore, mais après ça dépend… Souvent il y a de l’envie, mais cela peut-être une envie positive. Dans le sens : ouah j’aimerais bien faire ce que tu fais, comment on fait ? Et ils posent plein de questions. C’est vrai que beaucoup de personnes aimeraient faire comme ça. C’est vrai qu’être libre de ses mouvements, être libre d’organiser sa journée comme on veut, être indépendant… Déjà beaucoup de personnes aimeraient juste avoir une entreprise et ne pas être employé, alors si en plus de l’entreprise, on rajoute le fait de pouvoir voyager partout dans le monde et d’être libre comme l’air, forcément il y a beaucoup de personnes qui aimeraient faire ça. Et je pense que ça a motivé pas mal de gens que j’ai rencontré, je leur ai donné les adresses de mon blog. Evidemment si ce ne sont pas des francophones ça va être un peu plus compliqué pour eux. Mais en tout cas il y a d’autres ressources sur le web anglophone donc ce n’est pas vraiment un problème et peut-être que j’ai suscité des vocations. Et puis après évidement, il y a toujours des envieux un peu plus négatif… c’est normal…
A Wallis, la première semaine, les gens ont plutôt rigolés, car je leur disais, « oui, je suis libre comme l’air, mais j’ai passé plus de temps à travailler qu’à profiter de l’île. C’est cela aussi il faut voir le revers de la médaille. Il faut quand même savoir bien s’organiser pour faire cela intelligemment. J’ai écrit tout un article qui récapitule mon expérience de ce mois dans le Pacifique, que tes lecteurs peuvent aller voir sur blogueur-pro.com.
Sylvie : Oui j’ai vu, il s’appelle gagner de l’argent en prenant des vacances à l’autre bout du monde.
Olivier : Exactement
Sylvie : Un titre qui fait rêver !
Olivier : Voila ! En fait j’y distingue vraiment deux choses qui sont, de prendre des vacances et de voyager en travaillant, ou travailler en voyageant ! Ce ne sont pas les mêmes choses. Il faut vraiment, quand on part pour une destination séparer les deux choses. C’est pour cela que la première semaine ou les deux premières semaines, ce sera vacances et ensuite je travaillerais tout en voyageant. Je serais dans un autre endroit du monde, en profitant du fait d’être ailleurs mais je bosserais sur mes business. A partir du moment où l’on sépare bien les deux, et qu’on se dit quand je suis en vacances, je suis en vacances ! Je ne bosse pas. Je consulte mes mails, un minimum… allez, je m’octroie une demi heure d’internet par jour, quelque chose comme cela. En tout cas, pas pour le boulot ! Et par contre quand on travaille, on fait comme une semaine de travail qu’on ferait dans son bureau de 5m2, éclairé aux néons, à la Défense, ou chez soi, dans une ville pluvieuse en France. Sauf que l’on est à Tokyo, on est à Buenos Aires, on est en Inde… Enfin voilà, on est dans un super endroit, on peut sortir et être complètement dépaysé, mais en même temps bosser sur son business. C’est aussi super intéressant de faire ça. C’est beaucoup mieux de travailler dans des conditions comme ça, que comme je viens de dire, dans un bureau à la Défense, ou dans une ville pluvieuse en France, ou qu’on connait par cœur.
Sylvie : C’est clair.
Olivier : Il faut juste savoir bien équilibrer le coté, soit je suis en vacances, soit je travaille, tout en étant à l’étranger. C’est vraiment important de faire la distinction.
Sylvie : Pour parler de mon expérience, moi j’ai eu aussi la chance de pouvoir travailler de la Tunisie, dès qu’on a fini sa journée de travail, on est juste à coté de la plage, il y a un soleil magnifique, les gens sont dehors, c’est incomparable avec le fait de travailler ici, en région parisienne.
Olivier : Complètement, c’est pareil, j’ai pu le vivre à Wallis. Une fois que j’avais terminée la première semaine mon travail, je sortais, il y avait les palmiers, le soleil, l’Océan Pacifique, la barrière de corail, enfin, c’était magnifique, cela n’a rien à voir quand je travaille à Lille. J’adore Lille, hein… J’adore ma région, mais c’est quand même pas pareil, ça fait du bien aussi d’être ailleurs.
Sylvie : Et justement, puisque l’on parle de travailler tout en voyageant, j’ai aussi pu lire sur le blog d’Aurélien Amacker, l’auteur de «Read me I’m famous», que tu connais je pense et que je vais aussi interviewer très prochainement… J’ai en fait extrait de vos articles, deux phrases que vous avez données en conclusion. Donc toi Olivier, tu dis dans ton article gagner de l’argent en prenant des vacances à l’autre bout du monde « un tel mode de vie n’est pas donné à tout le monde, c’est un privilège que vous apprécierez à sa juste valeur » alors qu’Aurélien, lui, nous dit «vous le voyez en pratique les choses ne sont pas simples », il nous raconte comment en Colombie il a eu un peu de mal à pouvoir se concentrer et à travailler sérieusement ! Il nous dit « vous le voyez en pratique les choses ne sont pas si simples, si vous voulez vraiment être productif, attendez-vous à devoir mettre les moyens, et lorsque vous êtes fraichement débarqué dans un pays, vous avez un peu l’impression que vous faites votre Pékin Express ! »
D’après toi, qu’est-ce qui pourrais faire que ton voyage, ou ton envie de travailler tout en voyageant, serait un vrai fiasco, un échec total ? Et si c’était le cas, est-ce que tu serais prêt a rentrer immédiatement, si tu sentais que ton business était en péril par exemple ? Que tu n’aies pas réussi à le gérer de l’étranger, finalement ?
Olivier : Pendant mon mois dans le Pacifique, mon business a continué à tourner, j’étais pourtant à l’autre bout du monde, il y a un décalage de 10 h, ce qui n’est pas rien, avec la métropole et je n’ai pas eu de problème particulier, donc pour moi c’était un test très concluant. Je ne vois pas trop quel problème il pourrait y avoir dans mon business sur internet, qui pourrait faire que je doive rentrer en France puisque tu peux tout gérer. Je peux gérer entièrement mon business de A à Z avec mon ordinateur.
Sylvie : Donc à partir du moment où tu as une connexion internet qui fonctionne, il n’y a pas de raison que ça ne marche pas aussi bien que chez toi ?
Olivier : Ce qui pourrait se passer c’est que mon ordinateur portable tombe en panne ou qu’on me le vole, etc… mais il suffit de prévoir ce malheur à l’avance … J’ai des sauvegardes qui sont entièrement en ligne. J’utilise un logiciel qui s’appelle Carbonite qui sauvegarde automatiquement tous mes documents sur internet en permanence et je connais le mot de passe. Dans Firefox j’utilise un plugin qui synchronise mes mots de passe et mes marques pages avec un serveur crypté. Je connais le mot de passe de ce plugin, et cela veut dire que je peux aller sur n’importe quel ordinateur, où dans un cyber café, lancer Firefox, installer ce plugin et automatiquement il va rapatrier sur l’ordinateur tous mes parques pages, tous mes mots de passe, ce qui fait que je peux accéder à tous les sites, toutes mes interfaces d’administration de business, sans avoir à me rappeler de tous les mots de passe et ensuite il suffira de l’effacer.
Donc tu vois, à partir du moment où tu sais utiliser les bons outils et que tu prévois les éventualités, il n’y a vraiment aucun problème. En fait, techniquement, si je pars loin, si je pars en Chine et que je me fais voler mon ordinateur portable, certes cela va être ennuyeux, je ne dis pas le contraire, mais ça ne va pas être une catastrophe ; ça ne va pas être une raison qui fait que je devrais rentrer en France. J’irais juste dans un cybercafé, à la limite je me rachèterais un ordinateur, et dès que je lance Windows, j’installe Firefox, j’installe ce plugin et tout de suite, je peux gérer mes business, j’ai accès à mes mails directement. C’est vraiment fantastique ! Aujourd’hui, la technique permet ça, quand on sait se servir des bons outils, en plus la plupart des bons outils sont gratuits ou vraiment très peu cher… on n’est même plus limité à son ordinateur en fait ! On peut travailler de n’importe où ! On peut aussi prévoir une clé USB, bootable, qui contient un système d’exploitation, qui a tous les fichiers dont vous avez besoin dessus. Il suffit de brancher cela sur un ordinateur, de démarrer sur cette clé et hop… vous vous retrouvez avec votre environnement habituel. Ce qui est vraiment extraordinaire !
Sylvie : D’accord, il suffit donc en fait de se préparer à toutes ses éventualités, faire des backups et puis…
Olivier : Les backups c’est indispensables ! En fait, moi, j’adore les outils qui sont automatisés. Là tu vois j’ai un outil, je l’installe et je l’oublie. Il me sauvegarde tout automatiquement sur le web, c’est très important de faire cela. En fait, vraiment, à partir du moment où tu gères tes business sur internet, ton ordinateur est un outil indispensable, enfin, ce n’est pas ton ordinateur, c’est toutes les données qu’il contient, qui sont indispensables. Donc il faut que tu puisses y accéder partout. Je peux même installer des applis sur mon Iphone qui me donne accès à mes données qui sont sauvegardées grâce à cet outil. Enfin tu vois c’est extraordinaire. En fait, aujourd’hui mes données sont dans le nuage, dans le cloud comme on dit. Elles sont sur internet et je peux y accéder de n’importe où à partir de n’importe quel périphérique ou presque.
Sylvie : Est-ce qu’il y aurait une leçon que cette expérience de voyager … une conclusion que tu voudrais nous donner… de ton expérience de voyager tout en travaillant, que tu voudrais partager avec tous nos lecteurs ?
Olivier : Ma conclusion ce serait de dire, pour ceux qui n’ont pas lu « La semaine de quatre heures», vous devez le lire !
Sylvie : Oui, je confirme !
Olivier : C’est vraiment un livre qui va vous ouvrir des portes extraordinaires, tout un nouvel univers, et une fois que vous avez lu ça, renseignez-vous, commencez à faire des recherches. Vous pouvez aller voir mon blog blogueur-pro.com, sur comment monter un business automatisé sur le web. Je pense que monter un blog c’est vraiment une excellente manière de démarrer parce que ça demande 30 euros d’investissement pour l’hébergement et le nom de domaine, donc c’est quand même rien du tout, par an, hein ! Tout le monde peut démarrer un blog assez facilement, après bien sur il faut créer du contenu de qualité, s’y tenir, et faire tout un tas de choses. Je ne dis pas que c’est super facile, mais ça n’a jamais été aussi facile de démarrer un business. Et on peut considérer un blog comme un business ! J’ai toute une série de vidéos gratuites sur blogueur-pro.com, que vous pouvez aller voir et je donne tout un processus pour créer et développer un blog à succès et ensuite le monétiser efficacement. Et quand vous avez un blog qui vous rapporte de l’argent comme cela, ne serait-ce que 1500 ou 2000 euros par mois, même avec 1000 euros par mois vous pouvez aller dans beaucoup de pays d’Amérique latine, du tiers monde, des pays d’Asie où la vie est beaucoup moins chère, ou du Maghreb, et vivre tout à fait décemment. D’ailleurs, Aurélien de «Read me I’m famous » est actuellement en Colombie et je crois que ses revenus sont de 1000 euros, par mois à peu près et ça lui suffit pour vivre convenablement. Mille euros par mois, ce n’est vraiment pas un objectif qui est impossible à atteindre quand on a un blog et avec cela vous aurez un super outil pour voyager partout dans le monde, tout en étant libéré de l’obligation d’avoir un job. Vous pourrez faire le Globe-trotter et ça sera absolument extraordinaire ! Donc c’est ce que je vous recommande, c’est de lire « La semaine de quatre heures, et ensuite de vous faire un plan pour avoir un business automatisé ou semi-automatisé, sur le web parce que c’est vraiment pouvoir goûter à une liberté extraordinaire et si vous arrivez à faire cela et bien vous ferez parti de l’infime pourcentage de la population sur Terre qui aura ce privilège et comme je le dis en conclusion de mon article c’est vraiment un privilège extraordinaire. Il y a énormément de personnes qui vont vous envier et vous aurez peut-être aussi la chance de pouvoir rentrer de vacances plus riche que lorsque vous êtes parti et ça c’est vraiment une sensation absolument extraordinaire que j’espère vous allez pouvoir vivre un jour.
Sylvie : Non seulement, on rentre plus riche au niveau monnaie, mais surtout plus riche au niveau de tout ce que l’on a pu partager avec les autres !
Olivier : C’est ça qui est génial … finalement on a été payé pour vivre des expériences extraordinaires ! C’est incroyable !
Sylvie : Je te remercie beaucoup pour cette interview et j’espère que mes lecteurs vont trouver un grand plaisir à écouter et lire toute cette expérience que tu partages avec nous. Je te remercie.
Olivier : Merci Sylvie et puis à très bientôt.
Sylvie : A très bientôt.
N’oubliez pas, cette interview est la première d’une série où vont intervenir plusieurs personnes qui ont créé leur job sur internet et sont devenus nomades.


A propos de l'auteur
Devenir un nomade digital, c'est à dire vivre uniquement de mes revenus provenant d'internet, est le défi que je me suis lancée pour juin 2012. Retrouvez tous mes articles sur mon BLOG !